Squat!net / lundi 25 octobre 2021
Au début de l’été 2021, Higueras (les figuiers), un squat dans le quartier madrilène de Tetuán, a subi le siège d’une entreprise spécialisée dans l’expulsion de squats. Dans l’état espagnol de nombreuses boîtes de sécu vendent leurs services d’expulsions de façon pas très légale mais avec la connivence de l’État. Higueras a réussi à se tirer de ce premier siège, mais un procédure judiciaire est en cours. Dans le territoire espagnol, les expulsions de logement, qu’elles soient faites par des condés ou des vigiles, rencontrent souvent une certaine résistance, qui passe par un rassemblement devant la maison avec plus ou moins de tensions, ce qui attire les médias. En effet, le squat est là-bas un sujet de prédilection des médias et des politiciens, beaucoup plus qu’en fRance. D’autres formes de résistance existent : des manifs en riposte, des sabotages ou des occupations symboliques.
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« J’ai le plaisir de souligner que, dans tous les cas les plus graves, les institutions se sont démontrées soudées : magistrats, préfets et commissaires en chef de la police, ainsi que toutes les forces l’ordre, sont intervenus sans hésiter et ont rendu le visage de l’État encore plus déterminé face aux actes délictueux qui étaient en train de se passer ». Les mots par lesquels Alfonso Bonafede, ministre de la Justice de l’époque, a revendiqué devant le Parlement le massacre qui a eu lieu dans les prisons italiennes en mars 2020 peuvent, à vrai dire, être appliqués à tout ce qui s’est passé pendant ces deux dernières années.





















































