Le Numéro Zéro / lundi 30 mars 2026
Deux camarades anarchistes sont mort·e·s à Rome récemment, Sara et Sandro, en luttant dans cette guerre sociale. Jusqu’à leur dernière seconde de vie, iels ont manifesté leur engagement révolutionnaire. Cette abnégation nous inspire et nous nous efforcerons de faire en sorte que notre tristesse, loin de nous mettre à terre, nous donne de la force pour continuer le combat anarchiste pour la liberté, contre toutes les dominations.
La presse au service de l’État essaie d’agiter une panique morale quant à l’utilisation d’un engin explosif par nos camarades. Ces sbires de l’État ne soutiennent la violence que quand elle sert à assouvir la soif du pouvoir, la conquête de nouvelles ressources matérielles et humaines à exploiter.
La détermination de nos camarades restera une mise en garde aux oppresseurs. Ils soumettent des peuples entiers et se maintiennent au pouvoir par leurs guerres et leurs bombes, tuant des civils tous les jours, alors tant que subsistera cette violence abject, anarchistes de tous pays, seront le grain de sable dans la machine, leur impunité ne sera pas éternelle. Que la lame de Caserio qui tua le président carnot il y a 132 ans, que les bombes sur les casernes italiennes, russes ou indonésiennes qui ont retenti ces dernières années, ou que le sabotage de leurs usines et maisons, hantent leurs nuits.
L’anarchisme est indissociable des actions directes et de solidarité. Sara et Sandro le faisaient vivre, et nous serons encore des milliers à suivre le même chemin.
Più forti della morte.
« Je suis anarchiste. En tant qu’anarchiste, je suis un ennemi de cet État comme de tout autre État. »
« Il y a une énorme différence entre la violence des opprimés et celle des oppresseurs : la première suit une éthique, tandis que la deuxième n’en suit aucune. »
Sara Ardizzone





























































