Le Figaro / lundi 2 mars 2026
Alors que le leader insoumis s’embourbe dans les polémiques, s’attirant des accusations d’antisémitisme, le siège de son parti en essuie les conséquences. Vendredi 27 février et dimanche 1er mars, des tags injurieux ont été découverts sur les murs du QG de La France insoumise, au 25 passage Dubail, dans le 10e arrondissement de Paris.
Dans un premier temps, «LFI – Nazis» et «Melenchon l’Estein t’emmerdes», ont été inscrits vendredi dernier sur le trottoir et la façade du bâtiment, a appris Le Figaro de sources concordantes. Deux jours plus tard, de nouvelles inscriptions ont été découvertes par des policiers du commissariat local, affichant cette fois-ci le message : «Jean-Luc, comment ça se prononce antisémite ?» et «Jean-Luc, les Stein t’emmerdent !».
Depuis plusieurs jours, Jean-Luc Mélenchon est accusé d’antisémitisme pour avoir ironisé sur le nom à consonance juive de Jeffrey Epstein en se demandant si la prononciation «Epstine» ne visait pas à le russifier. En creux, il lui est reproché d’avoir sous-entendu l’existence d’un complot visant à cacher l’origine juive du pédocriminel américain.
Loin de vouloir éteindre la polémique, le leader de LFI a remis de l’huile sur le feu ce dimanche lors d’un meeting à Perpignan en écorchant le nom de l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann. Au détour d’une phrase, il a soupiré: «Monsieur Glucksman et je ne sais qui encore, Glucksmann pardon…». «OK Jean-Marie Le Pen», a rétorqué sur X l’intéressé. «En renouvelant un jeu de mots à la Jean-Marie Le Pen sur la prononciation des noms de juifs, Mélenchon assume tout. Dérives antisémites […] », a également réagi sur X le député socialiste Jérôme Guedj.
Après les deux séries de tags découverts en fin de semaine, le parquet de Paris a ouvert une enquête «avec comme directives de contacter les victimes pour leur demander si elles souhaitaient déposer plainte, ainsi que de rechercher d’éventuelles vidéos» permettant d’identifier les auteurs, nous indique-t-on. Après vérifications, aucune caméra n’a enregistré la commission des faits et aucun témoin n’y a assisté. Par ailleurs, La France insoumise n’a pas déposé plainte contre ces agissements. Le parquet a ainsi décidé de classer l’affaire sans suite.





















































