Le Progrès / jeudi 26 février 2026
Dans la nuit de mercredi à jeudi, la permanence du sénateur Laurent Duplomb (Les Républicains) a été taguée au Puy-en-Velay à l’aide de peinture verte.
Sur les fenêtres, plusieurs slogans, comme « Leurs profits valent moins que nos vies » ou « Le capitalisme tue ». Une référence aux propositions de loi du sénateur altiligérien déposées cet été et début février visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ».
En juillet, plusieurs dispositions du texte avaient fait bondir une partie de la population, notamment celle visant à autoriser la réintroduction d’un insecticide néonicotinoïde, l’acétamipride, aujourd’hui interdit en France.
Ce passage de la proposition de loi avait été censuré par le Conseil d’État « faute d’encadrement suffisant » quant à la durée, au type ou à la technique de traitement des filières concernées.
Le parlementaire altiligérien est revenu à la charge pour réintroduire le pesticide « tueur d’abeilles » et le flupyradifurone avec une nouvelle version de la loi, début février.
Celle-ci tient en trois articles qui se concentrent sur les betteraves, noisettes, cerises et pommes. « Ce sont les filières les plus en souffrance, celles présentées dans le rapport de l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) sur les alternatives aux néonicotinoïdes comme étant dans une impasse technique par manque d’alternative aux produits phyto », précisait Laurent Duplomb le 2 février.
Une pétition s’opposant à la première version avait atteint plus de 2,2 millions de signatures à la fin de l’été. Et le week-end des 7 et 8 février, plusieurs dizaines de manifestations s’étaient organisées en France pour s’opposer aux lois « Duplomb 2 », dont une au Puy qui avait réuni 200 personnes. Le rassemblement avait commencé place du Breuil et s’était terminé rue Vibert, devant la permanence du sénateur. […]























































