France 3 / mardi 20 janvier 2026
Les dégâts ont été découverts par les ouvriers lors de leur prise de service, lundi 19 janvier. Le chantier du futur centre de rétention administrative de Mérignac près de Bordeaux a été vandalisé, “probablement au cours du week-end dernier, entre le 16 et le 18 janvier”, indique le parquet de Bordeaux.
Destiné à retenir des personnes étrangères en attente d’expulsion du territoire français, le site a été sérieusement saccagé. L’ensemble des vitrages par balles [hem… « pare-balles » peut-être ? NdAtt.] a été détruit, “à l’aide d’un objet lourd, type marteau”, précise le parquet de Bordeaux. Le carrelage a été brisé et des gaines électriques ont été sectionnées. “Ça dépasse la centaine de milliers d’euros de dégâts, le vitrage spécifique coûte notamment très cher », conclut le parquet.
Une enquête a été ouverte et confiée à la direction interdépartementale de la police nationale. Les faits n’ont pas été revendiqués. Pour l’heure, personne n’a été interpellé et aucune piste n’est privilégiée.
Malgré ces nombreux dégâts, « l’ouverture au premier semestre 2026 sera maintenue », assure la Préfecture de la Gironde.
Cette infrastructure doit remplacer l’actuel centre de rétention administrative, situé au sous-sol de l’hôtel de Police de Bordeaux qui est « le plus petit CRA de France hexagonale, avec une capacité de 20 places hommes avec peu de lumière naturelle et une importante promiscuité du fait de l’étroitesse des lieux”, détaille la CIMADE, l’association de soutien aux exilés dans son bilan 2024.
Le nouveau centre de Mérignac pourra lui accueillir 140 personnes, aussi bien des hommes que des femmes dans des zones de vies distinctes.
Selon ici [ex France Bleu], même date : « […] Ce lundi matin, plusieurs dégradations ont été découvertes sur le chantier : la quasi-totalité des panneaux vitrés, pare-balles, ont été fissurés, ainsi que le carrelage du bâtiment. Plusieurs gaines électriques ont également été sectionnées. Le préjudice est estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros. […] »
Et Sud-Ouest du 19 janvier précise : « […] Grillage découpé, système de vidéosurveillance anéanti, vitres étoilées, câbles électriques arrachés, canalisations d’eau endommagées, carrelage brisé, murs dégradés, mousse expansive déversée dans des siphons, etc. Le ou les auteurs qui ont vandalisé les bâtiments du futur centre de rétention administrative (CRA) de Mérignac ont dévasté une grande partie du site.
Les dégâts sont très importants. Le préjudice, en cours d’estimation, pourrait s’élever à près de 300 000 euros.
Le saccage a été découvert ce lundi 19 janvier, en début de matinée, par les ouvriers qui s’apprêtaient à attaquer leur journée de travail. Plusieurs responsables du groupement d’entreprises œuvrant à la construction se sont déplacés pour constater l’ampleur des dégradations et ont immédiatement alerté la police.
Les experts de la police technique et scientifique ont passé les lieux au peigne fin pour tenter de relever de précieux indices. L’enquête a été confiée à la Division de la criminalité territoriale (DCT). […] »






















































