Brughiere / lundi 12 janvier 2026
Pendant les vacances de Noël, on le sait, on récupère un peu des lectures laissées de côté. Parmi celles-ci, heureusement, nous sommes tombé.es sur https://arachidi.noblogs.org/ qui, dans le texte Occhi indiscreti [Yeux indiscrets] parle des nouveaux instruments de contrôle utilisés par la police de notre pays.
En particulier, l’épisode de l’installation d’un logiciel espion dans un portable, dans le cadre de l’opération Sismi, a fait un déclic à quelqu’un.e.
Plus précisent, il s’agit d’une attaque de phishing, qui, normalement, a lieu par le biais de l’installation d’une application via un lien : à la suite de l’interruption de la connexion internet et téléphonique, l’utilisateur appelle le service assistance et cet appel et transféré à un service technique, qui s’occupe d’installer le logiciel espion, en envoyant à la personne en question un lien pour installer une application.
Voilà. En mai de l’année dernière, quelque chose de semblable est arrivé à l’un.e de nos compas, qui, après s’être aperçu.e d’un blocage de la connexion internet de son téléphone, a été contacté.e par un « service d’assistance », afin de rétablir la connexion internet.
Ce service assistance, prétendument celui de Fastweb [opérateur internet et téléphonique italien ; NdAtt.], a fait installer une application, en envoyant par SMS un lien qui ouvrait une page internet, au lieu du Playstore. Dans un premier temps, tout semblait ok, internet est revenu, en laissant penser que le service clients de Fastweb avait effectivement contacté la personne et résolu le problème.
Et voilà qu’on arrive en janvier, quand, comme on l’a dit, la personne concernée a eu des soupçons. En faisant une vérification collective, on a trouvé des incongruences remarquables dans cette histoire :
– ce jour-là il n’y a pas eu de pannes du réseau internet (contrairement à ce que disait l’opérateur au téléphone) ;
– les numéros qui ont appelé le/la compa ne sont pas attribués à l’assistance de Fastweb ;
– quand on ouvre l’application, sur le téléphone, elle ne semble avoir aucune fonction : elle montre seulement le logo de Fastweb et la version ;
– en cherchant sur le Playstore, on n’a trouvé aucune application semblable.
Toutes ces choses ensemble nous ont mis.es en alerte et, en analysant de manière plus approfondie le téléphone et cette application, nous avons eu la certitude que, en ce jour de mai, notre compa a été amené.e à installer un logiciel espion qui, selon les premières analyses, semble être en mesure de :
– avoir accès à la position en temps réel, via le GPS (même si celui-ci avait été désactivé) ;
– avoir accès à la liste des appels ;
– avoir accès à la liste des contacts ;
– enregistrer des audios, ce qui transforme le téléphone en un microphone qui capte tout ce qui l’entoure ;
– relier un dispositif à Whatsapp, en contournant l’authentification à deux facteurs ;
– contrôler si le téléphone est allumé ou éteint et quand il est verrouillé ou déverrouillé ;
– faire des prises d’écran.
Nous n’allons pas nous attarder ici sur des aspects techniques, que, peut-être, nous ne comprenons même pas trop bien. Ce qui nous semble important est de partager cette information, et pour prévenir d’autres compas des modalité d’utilisation de ces dispositifs et parce que, peut-être, cela fera un déclic à quelqu’un.e d’autre, comme il a été le cas pour nous.
Aux espions, larbins de l’État, qu’ils soient des experts en paperasse ou en programmation informatique, nous renouvelons notre haine et notre dégoût les plus sincères, aussi pour cette nouvelle année 2026.
Plus d’informations sur l’utilisation d’un logiciel espion ici.





















































