Le Progrès / dimanche 30 mars 2025
Sur le parking du centre Leclerc de Saint-Chamond, situé sur la ZAC de la Varizelle, les revendications sont ciblées par un marquage au sol. « Campagne anti-Tesla, borne to burn ».
Les douze Superchargeurs de l’entreprise d’Elon Musk ont été vandalisés dans la nuit de mercredi 26 mars à jeudi 27 mars vers 4 heures du matin.
Placés à un endroit à l’écart de la grande surface, sous un toit solaire, ils ont subi des dégradations volontaires avec usage du feu. Deux Superchargeurs ont été totalement détruits et les dix autres, impactés par les flammes, s’avèrent inutilisables.
Cette destruction nocturne – « manifestement une action de revendication très ciblée » – fait l’objet d’une enquête de la police qui va établir les constatations techniques et scientifiques et s’appuyer sur la vidéosurveillance pour tenter d’identifier le ou les auteur(s).
Tout près des Superchargeurs de la marque américaine se trouvent des transformateurs destinés à fournir l’électricité et six autres bornes de recharge électrique de la marque Ionity qui n’ont pas été vandalisées. « Cet acte répréhensible ne peut pas se justifier par la cristallisation du comportement du PDG de Tesla. Ces incendies volontaires sont considérés comme des délits et leurs auteurs devront répondre de ces méfaits », ajoute une source policière.
En 2022, l’installation d’une borne Tesla était évaluée à 35 000 euros. L’incendie criminel mené contre l’infrastructure de Saint-Chamond est le premier incendie de Superchargeurs de Tesla en Europe. Il y a eu en revanche des actes similaires aux États-Unis notamment contre la Tesla Supercharger Station à Littleton dans le Massachusetts.






