Le Parisien / dimanche 5 avril 2026
Pas de blessé mais pas moins de 17 véhicules incendiés. C’est le bilan du spectaculaire incendie qui s’est déclaré dans la nuit de samedi à ce dimanche sur le parking des abattoirs de Houdan (Yvelines), aux confins de l’Île-de-France et à la limite de l’Eure-et-Loir.
Il est près de 4 heures du matin quand pompiers et gendarmes commencent à recevoir des appels d’habitants signalant le sinistre ou entendant des explosions.
Selon leurs premières informations, il s’agit alors d’un camion semi-remorque frigorifique en proie aux flammes sur le site. Mais à leur arrivée, c’est en réalité toute la flotte de véhicules de l’entreprise qui est entièrement partie en fumée. Camions, poids lourds et camionnettes… aucun n’a été épargné.
L’objectif pour les soldats du feu – quatorze hommes équipés de deux lances – est alors d’éviter toute propagation des flammes au bâtiment attenant qui contient notamment le stockage alimentaire. Intact, il a tout de même été contaminé par les fumées. Le feu a été entièrement maîtrisé vers 7 heures ce dimanche matin.
Une enquête a été ouverte par les gendarmes pour déterminer les causes de cet incendie. Une intention criminelle ne serait pas à exclure. Selon nos informations, certaines portes de l’abattoir n’étaient pas verrouillées. L’un des bureaux a également été retrouvé avec la lumière allumée.
Ce dimanche matin, les techniciens en identification criminelle sont toujours sur place pour procéder aux relevés de traces et d’indices. Les autorités préfectorales sont également attendues dans la matinée au chevet du dernier abattoir de cochons d’Île-de-France, dont l’activité sera extrêmement affectée à court terme.
L’entreprise avait intégré en 2019 Cooperl, la coopérative agricole et agroalimentaire du grand ouest. Peu avant sa reprise, l’abattoir avait fait parlé de lui pour maltraitance envers les cochons.
Les faits, révélés par des vidéos de l’association de défense L214, avaient conduit cinq hommes – l’ancien directeur de l’abattoir, trois ex-employés et un fonctionnaire de la direction départementale de la protection des populations (DPPP) – devant le tribunal de police en mars 2019. Ils avaient alors été condamnés à des amendes allant de 600 à 3 300 euros.
Et la ville de Houdan, à la même date, précise sur Facebook :
« Cette nuit vers 3h30 du matin, des détonations ont retenti dans Houdan.
L’ensemble du parc de camions de transport frigorifique des abattoirs venait d’être incendié.
Il n’a fait aucun doute sur l’origine criminelle de cette catastrophe, étant donné la simultanéité des départs de feu.
Oui une catastrophe pour cette entreprise et ses nombreux emplois. La flotte de camions venait d’être totalement modernisée. […] »



























































