Dark Nights / mercredi 28 janvier 2026
Propagande anarchiste et anticarcérale pour le compagnon anarchiste emprisonné Arturo Sheveck (Xalapa, État de Veracruz)
Une nuit de janvier 2026, nous sommes sorti.es vandaliser quelques endroits de la ville de Xalapa, dans l’État de Veracruz, rejoignant la mobilisation en solidarité avec l’anarchiste emprisonné Arturo Lugo « Sheveck », touché par une nouvelle action répressive de la 4T [Quatrième Transformation ; NdT [reforme de l’État mexicain, leitmotiv de la coalition de l’actuelle présidente, Claudia Sheinbaum, et du précédent, Andrés Manuel López Obrador ; NdAtt.]] et de l’UNAM [Université du Mexique ; NdT] contre le mouvement anarchiste*. Combattons la répression avec la force de notre solidarité. Armez votre groupe !
Portons la mémoire anarchiste et subversive dans les rues et dans la lutte !
Pour la liberté d’Arturo Sheveck !
Avec le souvenir ardent de Yorch Punk, de Chava Olmos, de Nadia Vera et de tou.tes celles/ceux qui sont mort.es dans la lutte contre toutes les formes de pouvoir, n’importe où dans le monde !
Mort à l’État et au Capital !
* Note du/de la traducteur.trice [anglais.e] : l’arrestation d’Arturo Lugo Macías, dit Sheveck, le 8 janvier, révèle un schéma de violence institutionnelle utilisée pour faire taire les protestations et les activités politiques à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM). Cet activiste, qui a été victime d’une attaque paramilitaire en 2020, à l’intérieur de la Faculté d’études supérieures (FES) d’Acatlán [ville de la banlieue nord de Xalapa ; NdAtt.], en est à nouveau victime, presque six ans plus tard, accusé des mêmes événements, dans lesquels il avait subi des brûlures au troisième degré.
Au petit matin du 5 avril 2020, un acte terroriste planifié a été mené. Alors que la pandémie de Covid-19 commençait à paralyser le pays, sur le campus de la FES-Acatlán de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), un groupe d’une dizaine d’hommes, vêtus d’équipements tactiques, des cagoules, des gilets pare-balles et armés de tuyaux, de bâtons, d’essence, d’une pioche et d’armes à feu, a lancé une attaque brutale contre des étudiant.es qui occupaient pacifiquement deux espaces.
Leurs objectifs étaient clairs : réprimer, punir, démobiliser et désorganiser. D’abord, ils ont pris d’assaut le « Kubo 906 », un espace anarchiste, où ils ont sauvagement tabassé l’étudiant Adán Fernández Sánchez, lui fracturant la mâchoire, et agressé sexuellement une de ses camarades de classe. Ensuite, ils sont allé au bâtiment 6, occupé par le collectif féministe Argüenderas y Revoltosas, qui exigeait des protocoles contre la violence de genre.
Ils ont aspergé la porte d’essence et lui ont mis le feu. Arturo Lugo Macías, solidaire avec les militantes, a essayé d’éteindre les flammes de l’intérieur et a été aspergé lui aussi de carburant, subissant des brûlures au troisième degré. Les agresseurs ont fait irruption, tabassé les personnes présentes et agressé sexuellement plusieurs femmes. Alors qu’ils brutalisaient les étudiantes, ils criaient : « C’est pour ça que nous les violons et les tuons, parce qu’elles sont des putes. »























































